Les interrogations actuelles sur la pertinence d’un français langue d’intégration – Fli – (avec ses labels, ses formations, ses « gourous »…), ne sont pas sans rappeler l’opposition qui a été longuement entretenue, entre FLE et FOS ; un français « sur objectif(s) spécifique(s) », jadis nommé « scientifique et technique » (1960), « fonctionnel, instrumental » (1970) ou, plus récemment, « spécifique ». Louis Porcher avait bien montré à cette époque que seul pouvait être qualifié de fonctionnel l’enseignement de la langue et non la langue en question. Mais cette spécificité est réapparue, sporadiquement, pour s’affirmer comme rempart au déclin supposé de notre langue, comme fer de lance d’une politique linguistique qui n’a jamais réellement existé, ou pour servir l’intérêt des « spécialistes » autoproclamés de ces spécialités qui ont assis leur domination en méprisant les « amateurs » qui tentaient de rentrer dans le champ.